Le stress et les émotions

Le stress : qu'est ce que c'est ?

 

Quelques mots sur le stress qui est devenu un mot de la vie quotidienne : Définir le stress afin de bien comprendre son impact et les moyens d’augmenter le bien-être.

 

Tout d’abord, chacun a sa lecture individuelle de la situation, ce qui détermine l’intensité du stress.

Deux sujets vivant la même situation n’auront pas les mêmes symptômes. Car le stress correspond à une transaction entre le sujet et son environnement.

 

L’individu s’adapte inconsciemment par une réponse de l’organisme à des agressions au stress, avec 3 phases d’adaptation. La réaction d’urgence ou d’alarme, la phase de résistance puis la phase d’épuisement, qui sont définies par Hans Selye (1956) dans la théorie du Syndrome Général d’Adaptation (SGA) 1.

Lazarus et Folkman (1984) définissent le stress comme une relation particulière entre le sujet et son environnement qui résulte de l’évaluation faite, par le sujet, qui excède ses propres ressources et met en danger le bien être de l’individu.  

Pour bien comprendre, il faut prendre en compte la possibilité d’évaluer le stress.

a) L’évaluation et les indicateurs du Stress

Lazarus & Folman (1984) présentent la phase d’évaluation de la façon suivante :

D’autres évaluations sont faites :

L’évaluation primaire, par le biais d’une agression comme la perte, la menace ou le défi, qui occasionnent le déploiement de ressources de coping. Exemple le soutien social, ou la rupture du lien social avec comme sentiment l’inquiétude. 

 

L’évaluation secondaire qui a lieu si le sujet mobilise des ressources personnelles de coping afin de diminuer les effets du stress, comme la fuite (évitement) ou le combat (affrontement). En revanche, si le sujet n’a pas assez de ressources de coping, les conséquences peuvent être immédiates ou différées, aussi bien sur la santé que sur le ou les comportements.

Les indicateurs du stress sont principalement : l’irritabilité, le découragement, la résignation, les attitudes défensives et les problèmes de sommeil.

Les émotions :

Les émotions : Origines et impacts

 

Les émotions « nuancent » notre vie, en séquences courtes qui interviennent tout au long de la journée et lui donnent sa tonalité.

 

C’est une réaction psychologique et physique à une situation.

 

A propos de la nature de l’émotion, Klaus Scherer (1984, 1988, 2001) définit les émotions comme un changement d’état et est un système multi-componentiel,  qui d’après lui, possède 5 dimensions dans la mise en jeu d’une émotion.

  1. Les pensées suscitées par la situation

  2. Les modifications biologiques

  3. Les tendances d’action, positives ou négatives

  4. Les modifications expressives et comportementales

  5. L’expérience subjective au ressenti.                        

Ces différents systèmes agissent de manière synchrone et interdépendante.

 

Ainsi, lors d’une émotion, différentes parties cérébrales sont activées. Une des plus pertinentes pour l’analyse logique et la prise de décision, est le cortex préfrontal.

Les émotions aident à la prise de décision, comme le démontre Damasio en 1995, car l’absence d’émotion amène un déficit de décisions, alors que les processus cognitifs restent intacts.

 

On peut alors affirmer que les réactions varient en fonction du cerveau, de la bibliothèque (mémoire) et des connaissances sociales.

Concernant les émotions, le système limbique les stocke, les traite et les gère par le biais du thalamus, l’amygdale et de l’hippocampe, et va donner une dimension émotionnelle aux perceptions sensorielles.

Ce système peut aussi décharger l’excédent des pensées et des comportements de la personne, dans le corps ce qui peut se traduire par l’apparition de symptômes.

Grace à ce traitement de l’émotion par le système limbique, il va émerger le processus émotionnel le plus adéquat, en fonction du degré d’urgence de la situation.

 

Il est intéressant de constater d’après les études et théories de James Lange (1892) et Schachter (1962), que le corps donne des informations avant que le cognitif analyse, c’est-à-dire que ce sont grâce aux changements physiologiques que nous ressentons, la peur, les émotions.

Paul Ekmann, psychologue, a déterminé que les émotions étaient systématiquement accompagnées des signes suivants avec des changements : faciaux expressifs, musculaires (orientation, posture…), vocaux expressifs, dans le système hormonal et nerveux.

 

Le sujet n’a aucune emprise sur ces changements, ils sont automatiques, spécifiques à un stimulus, cognitivement rapides et difficiles à analyser. Selon Ekmann, chaque émotion joue un rôle fondamental pour assurer notre survie. Déclenchées par des circonstances ou des événements précis, elles provoquent des comportements spécifiques, dans des circonstances précises. Les émotions sont donc universelles, car nous avons tous la même physiologie.

C’est la culture, l’éducation et l’histoire de vie qui vont « personnaliser » ce rapport à l’émotion, donc déterminer sa ou ses manifestations et son expression.

Si pour le bouddhisme il n’existe qu’une seule émotion, la peur, dans laquelle s’origine toutes les autres, la recherche actuelle en envisage 9 autres de base. Lise Bourdeau définit 5 grandes familles de peurs existentielles : peur de l’abandon, peur du rejet, peur de l’injustice, peur de la trahison, peur de l’humiliation.

 

Pour mieux comprendre les interactions, il est important de les classer.

a) La classification des émotions

Il existe 6 émotions fondamentales : la peur, la joie, la colère, le dégoût, la tristesse, la surprise. Certains ajoutent le mépris (Ekman et Friesen 1971) et confirment la théorie de Darwin.

Domaso (2003) découpe les émotions proprement dites en 3 types : Les émotions primaires (de base), d’arrière-plan (secondaires) et les émotions sociales.

Les primaires selon Ekman apparaissent de manière rapide, spontanées et involontaires, et sont difficilement contrôlables. Elles sont proches de l’action (tremblements, fuite, attaque, rester muet) ou de réactions végétatives (rougir, pâlir, suer). Ces émotions primaires affectent le système neuro-végétatif sympathique et le système musculaire.

Les émotions secondaires quant à elles sont issues des émotions primaires comme l’angoisse ou la culpabilité issues de la peur, ou encore l’agressivité ou la haine issues de la colère.

De ces émotions, il est également couramment évoqué 2 autres classifications : les émotions versus approche (joie et colère) et les émotions d’évitement (la peur).

Utilité et régulation des émotions.

L’utilité des émotions est un système d’adaptation et a pour origine l’accroissement de nos capacités de survie. Plus l’intensité est importante, moins la régulation est possible.

C’est pourquoi, la régulation devient donc un point important pour le bien-être et elle désigne donc les tentatives réalisées par les individus pour influencer la nature des émotions qu’ils éprouvent ainsi que la manière dont ils les ressentent et les expriment.

 

Chacun possède donc, à un degré plus ou moins développé, une intelligence émotionnelle qui permet de passer d’une situation où l’on est gouverné par ses émotions à une situation où l’on agit en âme et conscience après les avoir écoutées.

Elle peut intervenir à chacun des stades de l’émergence des émotions et concerne toutes ses composantes : physiologique, cognitive-subjective et comportementale expressive (Frijda, 1987 ; Lang, 1985 ; Oatley & Johnson-Laird, 1987 ; Rimé, 2005).

 

Pour optimiser et comprendre cette régulation, Gross en 2007, a mis en évidence 5 étapes de la régulation émotionnelle :

  1. Régulation à priori

    • Sélection de la situation.

  2. Régulation à postériori

    • Modification de la situation

    • Déploiement attentionnel

    • Réévaluation cognitive

    • L’expression des émotions

Ces informations théoriques sur les émotions sont importantes à connaître pour comprendre leurs mécanismes et pour les gérer.

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